mercredi 3 mars 2010

Fès - Paris

Fès, Maroc
Rue Danielle Casanova, Paris

lundi 1 mars 2010

24h sans eux









Le 1er mars, le collectif "24h sans nous, une journée sans immigrés" a appelé à une mobilisation symbolique des immigrés et de leurs enfants. Dans la mesure du possible, ceux-ci étaient invités à cesser toute activité professionnelle et consommatrice et ce afin de mettre en évidence la participation économique des immigrés à la société française. Cette idée avait d'abord été développée aux Etats-Unis.
Les immigrés constituent une part importante de la population active française, notamment dans les secteurs qui connaissent une pénurie de main d'oeuvre, mais pas uniquement. Cet argument est désormais bien connu, en revanche, le fait de regarder les immigrés comme des consommateurs, c'est-à-dire comme participant pleinement au développement de l'activité économique française est moins fréquent et pourtant très intéressant.
Si le collectif s'adressait à l'ensemble des immigrés, il était clair lorsque l'on regardait le rassemblement de l'hôtel de ville que les immigrés présents étaient surtout des sans papiers, d'origine africaine par ailleurs. Je ne sais pas comment s'explique cette plus forte mobilisation politique des immigrés d'origine africaine, mais elle était flagrante aujourd'hui.

vendredi 26 février 2010

Le Sentier, Paris 2ème










Le quartier du Sentier est l'un des plus vieux de Paris. Quartier des voleurs et des mendiants, il a longtemps eu une très mauvaise réputation, c'est dans l'actuelle rue du Nil que se serait trouvée la fameuse Cour des miracles.
On y trouve les rues d'Alexandrie, du Nil, du Caire, d'Aboukir, nommées ainsi par les Parisiens fascinés par l'expédition napoléonienne en Egypte. On peut d'ailleurs voir Place du Caire un exemple de l'architecture dite "retour d'Egypte".
Le quartier du Sentier aujourd'hui évoque surtout le textile. Or, traditionnellement, les métiers de la couture ont surtout été investis par les immigrés. Le Sentier a connu plusieurs vagues migratoires, dans un premier temps les Juifs de Turquie et de Grèce, suivis de ceux d'Europe de l'Est et d'Afrique du Nord. Puis sont arrivés Arméniens, Turcs, Pakistanais et Chinois.
Plusieurs communautés cohabitent donc dans le Sentier avec semble t-il une certaine répartition ethnique des métiers. En tout cas visiblement le business des chariots est entre les mains des asiatiques...





mardi 23 février 2010

dimanche 21 février 2010

Les habitants de Botkyrka



Les vendeurs de tours Eiffel, Paris, été 2009

En ce moment au Jeu de Paume à Paris, on peut voir le travail d'Esther Shalev-Gerz, artiste née en Lituanie, qui a grandi en Israël et qui vit désormais à Paris. Esther Shalev-Gerz s'intéresse notamment à la mémoire individuelle et collective, au temps et à l'espace.
Une des salles de l'exposition est consacrée aux habitants de Botkyrka en Suède. L'artiste a interrogé 35 personnes primo migrantes, de toutes origines, leur posant à toutes les quatre mêmes questions: En venant vous installer ici, qu'avez-vous perdu? Qu'avez-vous trouvé? Qu'avez-vous reçu? Qu'avez-vous donné?
Les réponses sont présentées sur un grand mur qui fait face à un autre mur sur lequel sont projetés des gros plans des personnes interrogées confrontées à leurs propres réponses. Voici quelques-unes des réponses que l'on peut lire:
"Je réponds que mon chez moi c'est la petite ville d'où je viens, c'est mon vrai chez moi, mais mon coeur bat pour Botkyrka. J'aime tellement la vie ici, si Botkyrka était une personne, je lui dirais je t'aime"
"J'ai perdu ma femme ici. Elle repose à Lilla Dalen. Depuis, la Suède est devenue encore plus mon pays"
"Sarajevo, c'est comme Stockholm, beaucoup de théâtres, de cinémas. J'aimerais dire à Stockholm, aux gens de Stockholm, merci beaucoup, un grand merci. Grâce à vous j'ai survécu"
" Ca on peut aussi le remettre en question, à savoir si la première génération dont je fais partie veut être totalement acceptée. Ce n'est pas certain. En mon for intérieur, je veux garder mon bagage, je veux le garder tout en m'adaptant à la société"
"Ce que j'ai gagné en restant ici? Mes dents par exemple. En Pologne j'avais peur d'aller chez le dentiste, j'étais bien parti pour perdre toutes mes dents, mais je n'en n'ai perdu que deux et j'ai trouvé un bon dentiste ici. Je continue à aller chez lui, c'est un ange".
...
Par ce procédé finalement assez simple, Esther Shalev-Gerz parvient très bien à montrer l'individualité de chaque migration, c'est une oeuvre très réussie.

vendredi 19 février 2010

Etoile des neiges


Je ne sais pas vous, mais moi l'idée du Grand Rabbin Sitruk et du Rav Menashé lançant un débat sur les Mitzvot dans la queue pour les forfaits me met totalement en joie...
Très bonnes vacances à toutes les personnes qui se sont inscrites pour un séjour à Allevard!
Et bon week end.
(Photo prise rue des Rosiers, Paris 4ème)